
Je me suis intéressé à une autre façon d’explorer le thérapeutique suite à un long parcourt de recherche de soi. L’élément central et point de départ de ce chemin fut mon initiation au Hara que j’ai vécu au Japon. La prise de conscience du centre de mon être et cette confiance profonde en lui m’amenèrent à vivre progressivement de nouvelles résolutions professionnelles et personnelles.
Quelques années plus tard, la rencontre avec le théâtre a révélé cette bascule en moi-même et déclenché le travail psychothérapeutique. C’est l’art et la transcendance de l’ego qui m’ont permis de comprendre ce besoin : ‘’On ne règle pas ses problèmes personnels sur un plateau de théâtre… Il en fait émerger les profondeurs!’’ Psychothérapie classique suivi d’un travail en Mémoire cellulaire sur quinze ans. La descente dans le corps s’est faite graduellement avec des ‘’accélérateurs de particules initiatiques’’ : divers accidents physiques et un cancer m’ont permis de dissoudre ma carapace d’une manière plus radicale. Puis devant les limites de ces systèmes psychothérapeutiques et aussi des miennes, la transe Holotropique est venue se présenter à moi.
J’avais eu dans ma pratique des arts quelques expériences de transes spontanées et d’expériences spirituelles me révélant et me rappelant toujours la source de mon être !
Par ailleurs, la pédagogie a joué un rôle essentiel dans ma rencontre avec l’accompagnement en Respiration Holotropique. J’ai enseigné pendant dix ans à l’école internationale Jacques Lecoq comme professeur d’analyse de mouvement, d’improvisation et d’acrobatie dramatique. Cette pédagogie fondée sur l’expérientiel m’a appris à accompagner des êtres en devenir : ‘’Aucune référence ne peut remplacer la création véritable réinventée chaque jour. D’abord quelque chose se crée et après on discute…’’J.Lecoq. Cette posture rejoint celle du thérapeute ! Le thérapeute n’a pas à transmettre des connaissances particulières, il peut aider celui qu’il accompagne à devenir lui-même.
Confiance dans la discipline : quelque chose de l’ordre de la convergence sacrée est à l’œuvre. Confiance dans le processus : quelque chose œuvre à l’insu de la personne ! Confiance dans la personne : L’Être (le visionnaire, le guérisseur intérieur) œuvre dans toutes les dimensions.
Le lien commun à toutes mes pratiques est l’aperception du corps ou la faculté à rassembler dans une unité de multiples petites perceptions inconscientes du mouvement interne ou externe de la personne et à en tirer un fil sensible de compréhension mutuelle, lieu de l’intégration.
Le lieu commun à toutes ces pratiques est le Hara ‘’qui redonne à l’homme ayant perdu ses racines, la conscience de son origine éternelle et qui le prépare à réaliser sa destination première, c’est-à-dire à révéler l’Être dans l’existence’’ K.G Dürckheim.